Ground Zero
Ce projet d’installation émane d’une question récurrente dans le travail de Mathieu Galton ; comment peindre (d’) après l’image médiatique ? Dessiner d’après photographie serait (alors) une manière d’en contrarier leur mouvement, le ralentir, tenter de les figer un instant en leurs offrant une autre postérité. En construction et déconsturction, entre image médiatique virale et peinture d’Histoire, ce n’est ni vraiment un dessin, ni vraiment une image. Ground Zero est un terme utilisé pour indiqué le point précis d’une explosion. Il définit alors un espace en transition, en métamorphose. À l’heure où nous serions, nous spectateurs, finalement pris entre en tension simultanément entre l’écriture d’une actualité toujours plus immédiate, et la sauvegarde d’un passé idéalisé, cette installation se veut finalement comme un espace de vide. Un instant de pause. Un Ground Zero.
Ground Zero, installation composée d’un dessin au graphite sur papier et d’une vidéo-projection, 150 x 200 cm chacun, 2015


